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L’intelligence artificielle et la frontière de la complexité

Roger Melko

par Perimeter Institute
12 Juil 2018

Les ordinateurs peuvent-ils penser? Ils peuvent certainement calculer — à une vitesse stupéfiante et avec une puissance toujours plus grande —, et ils ont permis des progrès scientifiques et technologiques qui auraient été impossibles sans eux. Même à cela, nous aimerions croire que, pour certains problèmes, rien ne peut remplacer la bonne vieille intuition humaine. Mais cela pourrait changer.

Des algorithmes d’apprentissage automatique d’un nouveau genre ont commencé à atteindre des jalons que les scientifiques estimaient jusqu’à récemment hors de portée avant des décennies. On assiste à des progrès majeurs en vision informatisée, en traduction automatisée, en action robotique autonome et dans d’autres applications complexes. Parallèlement à cela, ces nouveaux algorithmes aident des scientifiques à accélérer les découvertes en physique.

Ce progrès phénoménal soulève autant de questions qu’il donne de réponses : Quelles sont les possibilités et limites fondamentales de l’apprentissage automatique? Peut-on créer une intelligence artificielle d’un niveau vraiment humain, et comment ses pensées pourraient-elles différer des nôtres? Quelles nouvelles lignées d’ordinateurs alimenteront l’intelligence artificielle et, réciproquement, comment l’intelligence artificielle permettra-t-elle de nouvelles formes de calcul?

Dans la conférence qu’il prononcera le mai à l’Institut Périmètre, Roger Melko exposera comment les ordinateurs ont aidé l’humanité à résoudre des problèmes de plus en plus complexes, et demandera quels défis, s’il y en a, ne peuvent être relevés qu’à l’aide de l’intuition humaine.

Roger Melko est professeur associé à l’Institut Périmètre et à l’Université de Waterloo. Ses recherches se situent à la jonction des grandes simulations informatiques, de la mécanique quantique et d’autres problèmes complexes en physique. Originaire du Nord du Manitoba, M. Melko a obtenu un baccalauréat en sciences à l’Université de Waterloo et un doctorat à l’Université de la Californie à Santa Barbara. Il est revenu à Waterloo en 2007 comme professeur, puis est devenu en 2013 titulaire de la chaire de recherche du Canada en physique informatique quantique à N corps. Roger Melko a reçu la médaille Herzberg de l’Association canadienne des physiciens et physiciennes pour ses travaux sur les simulations informatiques de l’intrication quantique.